PRINCIPALES RACES D ELEVAGES

mardi 20 octobre 2009
par cuisinerdomicile
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La France possède le cheptel bovin le plus important d’Europe, avec pas moins de 25 races. Répondant aux noms de Charolaise, Blonde d’Aquitaine, Rouge des Prés, Normande, Limousine, Gasconne, Aubrac,... elles évoquent tout le charme et la variété de nos campagnes, et constituent un véritable patrimoine. L’implantation dans nos terroirs de races différentes, s’explique par la nature du sol, l’inclinaison, le climat, les différentes qualités d’herbage mais aussi par la volonté de l’éleveur.

Chez les bovins, on distingue trois types de races :

- Les races à viande (ou races allaitantes), spécialisées dans la production de viande. Ce type de race se compose de deux familles :

- Les Traditionnelles : CHAROLAISE, LIMOUSINE, BLONDE D’AQUITAINE, ROUGE DES PRES, PARTHENAISE...

- Les Rustiques : SALERS, GASCONNE, AUBRAC...

- Les races laitières, élevées pour la production de lait : HOLSTEIN, PRIM’HOLSTEIN, BRETONNE PIE NOIRE, JERSIAISE...

- Les races mixtes, aussi réputées pour leur lait que pour leur viande : NORMANDE, MONTBÉLIARDE, ABONDANCE, TARENTAISE, SIMMENTAL... Haut de page Races équines

- En France, on dénombre 37 races de chevaux reconnues. Cette remarquable diversité traduit celle qui existe dans le monde des éleveurs et des utilisateurs. Chevaux de trait, de loisirs ou de sport, tous répondent à des façons différentes de vivre la passion du cheval et parfois d’en faire son métier. Pourtant, certaines races qui ne correspondent plus à la mode ou aux besoins du moment risquent de disparaître. Les races de trait sont les plus menacées, malgré leur utilisation en boucherie qui leur a permis de perdurer.

On classe les chevaux selon trois types :

- cheval de sang : cheval de selle, de loisir, de sport ou de course. Il existe 17 races de chevaux de sang ;

- poney : cheval de petite taille ne dépassant pas 1,48 m. Le poney est souvent plus résistant que le cheval de sang. Il existe 11 races de poneys ;

- cheval de trait : autrefois utilisé pour l’agriculture et les transports (2 % d’entre eux le sont encore, après débourrage). Puissant, de grand gabarit, il possède un fort développement musculaire. Les chevaux de trait représentent un quart du cheptel total. Il existe 9 races de chevaux de trait.

- Il n’existe pas de type particulier pour la boucherie. Même si les races de trait s’y prêtent mieux, c’est la destinée de la plupart des chevaux, sauf mention expresse des propriétaires qui peuvent s’y opposer à tout moment de la vie du cheval (cette information figure sur les papiers du cheval qui le suivent tout au long de sa vie). Ainsi, deux chevaux sur trois n’entrent pas dans la filière viande.

- 24 % des chevaux de trait ne sont pas issus d’une des 9 races pures, mais le fruit de leurs croisements.

- Selon les particularités régionales d’élevage, qui obéissent à des cahiers des charges spécifiques, chaque race est un authentique produit du “terroir”. Les quatre principales régions d’élevage de chevaux de trait sont aujourd’hui : le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées.

Le Comtois

- La race comtoise, originaire de Franche-Comté, a gagné l’Alsace, la Bourgogne, le Massif central, les Pyrénées et les Alpes. De nombreux sujets ont été exportés en Espagne, en Belgique, en Hollande et en Allemagne. Elevé en zone continentale, au climat rigoureux, le comtois s’adapte à tous les climats. Il peut rester dehors toute l’année. La progression du nombre d’étalons comtois en activité tend à se ralentir après une forte augmentation entre 1994 et 1998. Le nombre de saillies en croisement tend à diminuer au profit des accouplements en race pure,d’où une forte élévation du nombre de naissances de poulains comtois. Les naissances en race pure sont en progression par le maintien des effectifs en berceau de race et une augmentation en zones de montagne (Massif central et Pyrénées). Cette progression est accentuée par la présence de reproducteurs dans presque toutes les régions françaises. La race comtoise représente 30 % du total des immatriculations de chevaux de trait en 2004.

Le Breton

Elevé à l’origine dans les 4 départements bretons eten Loire-Atlantique, son aire d’extension excède largement le traditionnel “berceau de race”. On trouve aujourd’hui des chevaux bretons partout en France et en particulier dans les régions de moyenne montagne du Massif central et des Pyrénées. Le cheval breton est également présent dans de nombreux pays d’Europe du Sud, ainsi qu’en Afrique du Nord, en Amérique du Sud et au Japon. D’allure énergique et d’une remarquable docilité, le breton, en particulier la variété “postière”, est le cheval d’attelage de loisir idéal. Disséminés en petites unités d’élevage (une à trois poulinières), les chevaux bretons sont l’objet de soins attentifs de la part de leurs éleveurs. La réduction drastique des effectifs de chevaux de trait observée depuis les années 50 n’a pas épargné la race bretonne. Cependant, depuis une dizaine d’années,ceux-ci se sont stabilisés et ont même connu une légère augmentation résultant d’une politique volontariste d’inscriptions à titre initial. La race bretonne représente 25 % du total des immatriculations de chevaux de trait en 2004.

Le Percheron

Deux types de percherons se côtoient aujourd’hui, le trait et le diligencier, ce qui en fait une des richesses de la race. Le “perche aux bons chevaux”, entre Mortagne (Orne) et la Ferté Bernard (Sarthe), se situe au sud de la Normandie, aux confins de l’Orne, de l’Eure, de l’Eure et Loir, du Loir et Cher et de la Sarthe. Cette région a pour centre la vallée de l’Huisne, petite rivière qui arrose la capitale du percheron, Nogent le Rotrou. L’élevage de la race s’est répandu en dehors des régions du Pin, d’Angers et de Blois, puisqu’on trouve des percherons dans de très nombreuses régions de France, ainsi que dans de nombreux pays étrangers (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Argentine, Grande-Bretagne...) où il continue d’être exporté. La race percheronne représente 9 % du total des immatriculations de chevaux de trait en 2004.

L’Ardennais

L’ardennais est l’une des plus anciennes races de chevaux de trait en France. De l’époque romaine au XIXe siècle, il a répondu aux besoins de la guerre ou de l’agriculture. L’ardennais est élevé en race pure dans le quart nord-est de la France, plus précisément dans les régions Champagne-Ardenne, Lorraine et Alsace. On le rencontre parfois dans le Massif central ou dans les Pyrénées. Avec la mise en place des primes races menacées et la reprise des activités de loisirs, en particulier de l’attelage, la race ardennaise reprend son développement. Elle représente 5 % du total des immatriculations de chevaux de trait en 2004.

Le Cob normand

Si l’élevage du cob normand s’est principalement développé dans le département de la Manche et les départements proches, Calvados et Orne, on constate un certain essaimage de la race et la création de noyaux d’élevage avec le haras de La Roche-sur-Yon par exemple et le haras du Pin. On trouve également des chevaux cob normands dans le Massif central (zone nord). La motorisation de l’agriculture vers les années 60 devait porter un sérieux coup au cob normand, mais les éleveurs sont parvenus à ne pas alourdir la race, sans tomber dans la finesse et l’excitabilité souvent reprochées au cheval de selle. Le cob normand appartient à une race à effectifs stables, ces dernières années, si l’on considère le nombre de naissances. La région de Saint-Lô représente au moins 35 % de ces naissances,celle de La Roche sur Yon environ 25 %. La race des cobs normands représente 4 % du total des immatriculations de chevaux de trait en 2004.

Le Boulonnais

Des reproducteurs boulonnais sont recensés dans plusieurs départements du Nord-Ouest, principalement Pas-de-Calais, Nord, Somme, Seine-Maritime et Oise. Depuis quelques années, les effectifs des boulonnais restent stables. Cette race représente 2 % du total des immatriculations de chevaux de trait en 2004.

L’Auxois

L’auxois est un cheval à l’origine exclusivement agricole. La région de l’auxois dans le secteur du haras de Cluny, comprenant toute la partie sud-ouest de la Côte d’Or avec une extension sur les départements de l’Yonne, de la Saône et Loire, ainsi que le nord de la Nièvre, est le berceau d’élevage de la race. Région légèrement vallonnée, fertile, aux pâturages riches, l’auxois a contribué à l’évolution de cette race vers un type de cheval plutôt grand de taille et de format. La race auxois représente 1 % du total des immatriculations de chevaux de trait en 2004.

Le Poitevin

- Le cheval mulassier poitevin est “fils du vent marin, de la terre et des eaux”. Il porte dans ses fibres l’influence du terroir de son berceau d’origine où la terre est une argile marine lourde, riche en sels minéraux, dure en été et gorgée d’eau l’hiver. La zone d’élevage s’étend à l’ensemble de la Vendée (Fontenay le Comte, Luçon),aux Deux Sèvres (Melle) et à la Vienne (Civray), au nord de la Charente-Maritime (St Jean d’Angely - Marans) et au nord-ouest de la Charente (Ruffec), c’est-à-dire aux régions des Haras de Saintes et de la Roche-sur-Yon. Les effectifs de cet athlétique cheval de trait sont tombés très bas au début des années 90. Toutefois, la conviction des éleveurs et leur détermination favorisent la remontée des effectifs. Depuis 1998, ils suivent un plan d’accouplement pour limiter l’apparition de la consanguinité. Afin de favoriser une rapide remontée de ces effectifs, les éleveurs privilégient la reproduction en race pure et ont quasiment abandonné la production de mules en dépit d’une forte demande. Il s’agit d’une question de priorité. La production de mules pourra redémarrer lorsque la jumenterie sera suffisante. 94 immatriculations ont été enregistrées en 2004.

Le Trait du Nord

- Couvrant le Nord, bordant dans sa partie ouest la zone boulonnaise, l’Artois, la Picardie, la Seine Maritime, la zone d’élevage du trait du nord longe les Ardennes et se prolonge dans la zone auxoise. De taille et de format important, résistant et énergique, le trait du nord était autrefois utilisé dans les grandes plaines du Nord pour les cultures céréalières et betteravières. Il possède une vigueur et une énergie qui lui permettent de fournir, à l’allure du trot, des foulées tout à fait remarquables et de se montrer, au pas, un tracteur développant par sa masse et son influx nerveux, sur tous les terrains, le maximum de puissance. Le nombre de naissances est en légère diminution. 119 immatriculations ont été enregistrées en 2004.

Races ovines

- La France peut affirmer avec fierté avoir l’une des productions ovines les plus diversifiées en termes de régions et de types de production, avec plus de 30 races répertoriées. Les moutons sont élevés partout en France, soit en grands troupeaux de plusieurs centaines de brebis, soit en complément d’autres productions. Cette présence des ovins est très souvent justifiée par la nécessité d’utiliser les parcelles et les ressources fourragères les plus pauvres ou seulement valorisables en prairies. Ainsi 80% de la production ovine est réalisée dans des zones sèches, défavorisées ou encore de montagne et de haute montagne.

Les races ovines peuvent être classées en six types différents :

- Les races précoces, sélectionnées pour leur potentiel de croissance élevé, et leur grande aptitude de reproduction : ILE DE FRANCE, BERRICHON DU CHER, SOUTH DOWN, SUFFOLK...

- Les races d’herbage, situées dans les grandes zones d’élevage placées sous l’influence océanique : CHAROLLAIS, BLEU DU MAINE, ROUGE DE L’OUEST, VENDÉEN, CHARMOISE, TEXEL, AVRANCHIN, COTENTIN, ...

- Les races rustiques, exploitées dans les zones difficiles de moyenne et haute montagnes : BLANC DU MASSIF CENTRAL, PREALPE DU SUD, LIMOUSINE, LACAUNE VIANDE...

- les races MERINOS, sélectionnées à l’origine pour leur laine, mais orientées aujourd’hui vers la production de viande.

- Les races prolifiques, développées principalement en vue d’accroître la productivité numérique du cheptel français : ROMANOV.

- Les races laitières, élevées pour la production de lait et de fromages : LACAUNE, MANECH, BASCO-BEARNAISE...

- Les éleveurs d’ovins français possédant plus de 10 brebis, sont au nombre de 55 000. Leur cheptel total représente plus de 7 millions de brebis mères.

Races porcines

Dans le monde, on ne compte pas moins de 300 races différentes. Cependant, les métissages et croisements ne sont pas si nombreux. En effet, face à la demande actuelle, certaines races sont privilégiées. Les qualités technologiques de la viande de porc dépendent entre autres du choix des races et des croisements des animaux reproducteurs qui sont effectués avec le plus grand soin, par des spécialistes de génétique animale. Actuellement, la truie “Large White” et le verrat “Landrace Français” forment le couple qui donne les meilleurs produits et une viande d’excellente qualité. Il existe trois caractéristiques principales de différenciation et de classification des races :

- la position des oreilles (droites, inclinées ou tombantes) ;

- la couleur de peau (rose, noire ou tachetée) ;

- la morphologie.

Les trois races dominantes :

On assiste aujourd’hui à une forte homogénéisation de l’espèce porcine puisque seulement trois grandes races la dominent :

Le Large White

- D’origine anglaise, le “Large White” est un porc blanc à oreilles droites. Il doit sa réputation à sa faculté d’adaptation, à ses bonnes performances de reproduction et à la qualité de sa viande. Le “Large White” est le partenaire le plus fréquent du “Landrace Français” et du “Piétrain”.

Le Landrace français

- Porc blanc à oreilles tombantes, le “Landrace Français” a un corps long et fuselé. Douces et bonnes laitières, les truies sont réputées pour leurs qualités maternelles.

Le Piétrain

- Porc blanc tacheté de noir à oreilles droites, élevé en Belgique et dans le Nord de la France, le “Piétrain” est doté d’une musculature exceptionnelle et d’un excellent rendement de carcasse. Sa croissance est relativement lente en raison de son appétit restreint.

- Il n’existe que très peu de races pures : la plupart des animaux sont le résultat de croisements entre ces trois races. Selon leur race, les porcs ne sont pas élevés pour les mêmes raisons. Ainsi, les “Large White” et “Landrace français” ont une croissance rapide et une forte prolificité, alors que le “Piétrain” produit quant à lui plus de viande. Néanmoins, grâce à certains éleveurs, des anciennes races locales subsistent encore, principalement à l’Ouest et dans le Sud de la France, comme le Noir gascon, le Cul noir du Limousin, le Pie noir du Pays Basque, le Blanc de l’Ouest, le Bayeux et, bien entendu, le célèbre Cochon corse. P.-S.


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