MA NUIT DANS LE FOURNIL

samedi 9 janvier 2010
par cuisinerdomicile
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Samedi Matin 01 h 15, 20 cm de neige sur la ville, une température négative (-5), je vais aller passer une nuit dans le fournil de M. PAULET, un artisan boulanger à l’ancienne ( les meilleurs). après avoir patiné 3/4 d’heure sur la route glissante, j’arrive dans le fournil ou la température est plus agréable. et je me retrouve 5O ans en arrière, les jeudis matin, quand je faisais croire à mes parents que j’allais chez le dentiste, alors que j’allais chez Séraphin, le boulanger, l’aider dans la mesure de mes moyens, a cuire les crèmes, signer maladroitement les miches, en faisant des "grignes" pas toujours esthétiques, masi quel bonheur pour moi, de sentir la douceur de la pâte dans le pétrin, de la voir prendre vie, de la voir gonfler sur les couches, et enfin, Séraphin qui avec sa longue pelle, enfournait les baguettes, les flutes, et les michons. Un moment qui me surprenait toujours, était quand il ouvrait la vanne qui envoyait l’eau qui se transformait immédiatement en vapeur, dans ce four à 240°, le bruit de cette eau ressemblait à mille ballons de baudruche se dégonflant en une minute.Un détail m’a occupé l’esprit pendant des mois. En effet je me demandais pourquoi, Séraphin, avait les ongles de la main gauche assez longs, alors que ceux de la main droite étaient ras. il aura fallut qu’il me demande un jour de regarder, en abaissant la porte en fonte a contrepoids du four, si les pains étaient assez dorés,, et ce faisant je me suis brulé, alors avec sa douce voix et son accent provençal, il me dit " Pitchoun si tu veux un jour être boulanger, il te faudra te faire pousser les ongles, pour ouvrir le la porte, sans te bruler " Euraka, j’avais trouvé la réponse à ma question. Je te remercie Séraphin de m’avoir donné cet amour du pain, je parle du vrai pain, pas cette pâte informe et sans saveur, des vendeurs de flutes molles sans aucun goût, qui n’ont que seul avantage d’être disponible presque 24 h su 24. Toi le boulanger "pagnolesque" qui m’a acueilli pendant des années, et qui glissait dans ma blouse une fougasse encore chaude, pour partir à l’école, qui me rechauffait les reins les matins d’hiver. encore merci Séraphin. et c’est ces moment que j’ai retrouvé samedi matin, les mêmes gestes, les mêmes odeurs, la même gentillesse chez M. PAULET, a vous aussi, un grand merci


Commentaires

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jeudi 14 janvier 2010 à 21h01, par  è molto goloso

Boulanger ! Quel beau métier. A te lire Jean-Jacques l’odeur, le "bruit" du pain sortant du four me reviennent. Amicalement. Marc