SAINTE BARBE

samedi 5 décembre 2009

Sainte Barbe aurait vécu au milieu du IIIe siècle à Nicomédie en Asie Mineure (aujourd’hui Izmit en Turquie) sur la mer de Marmara. D’autres sources la font naître à Héliopolis (aujourd’hui Baalbek au Liban) où elle aurait vécu sous l’empereur Maximien.

Son père Dioscore aurait été un riche édile païen descendant de satrapes perses. Pour protéger sa virginité ou la protéger du prosélytisme chrétien, il l’enferma dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.

Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle était chrétienne. Furieux, le père mit le feu à la tour.

Barbe réussit à s’enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père. Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille.

Dioscore la décapita et fut aussitôt châtié par le Ciel : il mourut frappé par la foudre. Quand les chrétiens vinrent demander le corps de sa fille, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d’où le nom de sainte Barbara qui lui fut donné. Les catholiques peuvent demander à sainte Barbe de les protéger de la foudre, mais elle est aussi la patronne, le modèle et la protectrice des architectes, des géologues, des pompiers, des mineurs (et par extension actuellement, des ingénieurs des Mines), des artilleurs, des sapeurs, des canonniers, des artificiers, des ingénieurs de combat, des métallurgistes et autres corporations liées au feu, dont les pétroliers militaires.

En particulier, le fort patronage que lui vouaient les mineurs de fond s’est progressivement transmis aux ouvriers et ingénieurs des travaux souterrains (tunnels, cavernes, etc.) avec la disparition progressive de l’industrie minière occidentale. De nos jours, une sainte Barbe trône toujours à l’entrée des tunnels en construction pour protéger les ouvriers-mineurs des accidents de chantier.

Les empereurs byzantins vénéraient particulièrement ses reliques qu’ils firent transférer au VIe siècle à Constantinople. Une partie fut emmenée en Italie par les Vénitiens, et une autre au XIe par la fille d’Alexis Comnène à Kiev, où elles se trouvent toujours à la Cathédrâle Saint Vladimir de Kiev.

En provence il est une tradition fort sympathique, mettre des lentilles ou du blé sur du coton humide, de belles tiges apparaissent très vite, et le jour ne Noêl, mettre la soucoupe dans la crêche la tradition populaire veut que l’année suivante, les récoltes soient abondantes. JPEG - 147.2 ko